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L'économie britannique continue de pâtir du Brexit

9 octobre 2017 04:22
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Le 23 juin 2016, les Britanniques votaient pour la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne. Alors que Londres et Bruxelles initient de nouvelles discussions ce lundi, l'économie s'impose toujours comme un enjeu majeur. Si la sortie n'est pas encore actée, plusieurs indicateurs permettent en effet de constater un ralentissement de l'économie britannique.

Sur le deuxième trimestre de cette année, la croissance du PIB britannique s'est établie à 0,3%, restant ainsi inchangée par rapport au trimestre précédent, selon l'Office for National Statistics.

L'OCDE demeure peu optimiste pour l'avenir. Il prédit une chute de la croissance, avec une 1,6% pour l'année 2017, puis 1% seulement en 2018.

Depuis le 23 juin 2016, date du référendum sur la sortie de l'Union européenne, la livre sterling a perdu 25% de sa valeur face à l'euro. En six mois, elle avait perdu 20% face au dollar. En conséquence, le prix des importations augmente, ce qui se répercute irrémédiablement sur les prix des biens de consommation.

En juillet dernier, le déficit a atteint 11,576 milliards de livres contre 11,527 milliards le mois précédent, a indiqué l'ONS, le 8 septembre dernier. Il s'agit du montant le plus élevé depuis mars dernier. Le déficit total des biens et services n'a guère varié, à 2,872 milliards de livres.

L'inflation est galopante. L'indice des prix à la consommation a en effet bondi pour s'établir à 2,9% en août après une hausse de 2,7% en avril dernier. L'augmentation des prix, résultant de la dépréciation de la livre sterling, explique en grande partie la baisse du pouvoir d'achat des Anglais et donc une baisse de la consommation.

Le monde des affaires ne semble pas épargné. Selon une étude de l'Université de East Anglia, les fusions-acquisitions auraient diminué de 15% un an après le référendum sur la sortie de l'UE, soit 60 fusions par mois. «C'est une très mauvaise nouvelle», affirme Peter Ormosi, qui a conduit cette étude. «La très grande majorité des fusions-acquisitions, à moins qu'elles aient un effet négatif sur la compétition, peuvent potentiellement contribuer au bien-être social, par exemple en réduisant le coût des transactions, ou en améliorant le rendement des entreprises qui fusionnent».

Si l'inflation et la dépréciation de la livre sterling pénalisent les Britanniques, les touristes étrangers, en revanche, sont privilégiés. Les trois attentats qui ont frappé le coeur de Londres ne semblent pas avoir eu d'effets néfastes sur la fréquentation. En juillet dernier, 4 millions de touristes étrangers se sont ainsi déplacés, contre 3,7 millions sur la même période l'an passé. Leurs dépenses ont même atteint 2,7 milliards de livres, soit une hausse de 3%.

C'est l'un des indicateurs qui semblent absolument hermétiques au Brexit. A la fin du mois de juillet, le taux de chômage s'est établi à 4,3% de la population active. Du jamais-vu en quarante-deux ans. Sur la période de mai à juillet, le pays comptait ainsi 1,46 million de chômeurs. Cela représente 75.000 personnes de moins que la période précédente et 175.000 de moins en un an.

En revanche, selon l'Office for National Statistics, les rémunérations, primes et bonus ont augmenté de 2,1% seulement, en juillet. Les économistes anticipaient, eux, une hausse plus importante de 2,3%. Le salaire réel, en données ajustées, a même diminué de 0,4% en juillet après une baisse de 0,5%, le mois précédent.

L'absence d'impact du Brexit sur le taux de chômage est en partie attribuée à la structure du marché de l'emploi britannique, et en particulier la hausse continue du nombre de travailleurs indépendants. Leur nombre s'est établi à 4,85 millions de personnes à fin juillet, contre 4,78 millions sur la période précédente. Ils représentent désormais 15% des actifs. Pour rappel, les travailleurs indépendants n'ont pas de contrat de travail. En revanche, ils facturent leurs services aux particuliers ou aux entreprises. En revanche, ils facturent leurs services aux particuliers ou aux entreprises.

Source: lefigaro.fr

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Commentaires - 18
Pragmatik

9 octobre 2017 04:33

Faudrait savoir !! Arreter votre propagande eupeene !! Juste en dessous ee cet article un autre qui titre les marchés en hausse malgré le brexit !! Vraiment vous etes des charlots les journalistes... c est pitoyable.

Le Bretteur

9 octobre 2017 04:33

Quelle mauvaise foi. Tous les eurobéats prédisaient un effondrement il y a un an, et ont été surpris que l'économie britannique se porte bien. Maintnenant que certains indicateurs sont à la baisse, les vautours dans votre genre se réjouissent enfin d'avoir raison et vendent leur propagande euroniaise. C'est écoeurant.

latorpille

9 octobre 2017 04:33

crois pas intox !

laresse

9 octobre 2017 04:32

Le fait que les principaux prescripteurs politiques du Brexit aient préférés déserter leurs responsabilités dès le résultat du référendum connu en refusant le poste de 1er Ministre et de tout autre poste pour négocier la sortie du Royaume Uni de l' UE aurait dû inquiéter les naïfs et les suiveurs....

Christopheur

9 octobre 2017 04:31

Je plussoie. Le Grande Bretagne a tout simplement arrêté de compter les chomeurs en réalité. La particularité de contrat 0h fait que l'on peut être sous contrat (donc plus chomeur) sans avoir de boulot pour autant...

Genie des Alpages

9 octobre 2017 04:30

Vous parlez d'économie libérale ? Il me semble au contraire que la GB devient de plus en plus isolationniste, protectionniste et que le Brexit risque de réduire son accès au marché européen qui est une zone de libre échange. Theresa May n'est pas Margaret Thatcher.

Louis Jenrel

9 octobre 2017 04:30

Vous nous aviez dit que l'économie britannique ralentirait avec le Brexit, ce qui n'a pas été le cas. Aujourd'hui, elle ralentit parce que le Brexit n'est plus acquis.

Unoeilsurlactu

9 octobre 2017 04:29

Canada : 35 millions d'habitants et 2,6 millions d'entreprises, politique libérale et pro entreprise, flexibilité, PIB/ habitant : 44 000 dollars, taux de chômage 6,5%France: 67 millions d'habitants, 3 millions d'entreprises, politique socialo-marxiste anti-entreprises, pro assistanat, PIB/ habitants 36 000 dollars, taux de chômage 10 %

Samantha07

9 octobre 2017 04:29

Remarque très pertinente !

LauMal

9 octobre 2017 04:28

Émigre. Un génie de l'entreprise comme toi, on doit se l'arracher.

WhateverWorks

9 octobre 2017 04:27

Ça n'a rien à voir avec le Brexit ... Déjà l'économie ne ralentit pas, elle a juste arrêté d'accélérer. Ensuite elle ne pouvait pas accélérer indéfiniment. Et puis il y a des choses plus importantes que l'économie, non ? Comme l'identité nationale.

Répondre

9 octobre 2017 04:26

Tout vient à point à qui sait attendre... ...

nitpicker

9 octobre 2017 04:25

...quelqu'un a cherché à vous enduire avec de l'erreur?

Abonné

9 octobre 2017 04:24

La façon de présenter les chiffres est biaisé : avec le taux de chômage le plus bas en 42 ans et ceux du tourisme en haut, l’inflation me semble plutôt raisonnable. Je commence à changer mon avis sur le Brexit : pas aussi mauvais qu’on nous fait croire, après tout.

Froggen

9 octobre 2017 04:24

oui, oui la France est le pays de l'entreprenariat...et c'est la marmotte qui emballe le chocolat...

Lire

9 octobre 2017 04:23

Le taux de chomage officiel en GB est base comme en France sur les "claimants", inscrits pour recevoir des allocations chomage. Mais la valeur d'indemnisation est tellement faible, et la duree si courte, que beaucoup de personnes sans emploi optent pour des petits boulots, le status d'independent, ou des contrats a 0 heures avec des entreprises qui peuvent les appeler n'importe quand pour couvrir un besoin ponctuel, sans minimum obligatoire. Ces personnes ne rentrent pas dans les statistiques meme si elles ne gagnent rien. De meme un chomeur en couple ne beneficie pas des allocations chomage car le conjoint peut couvrir... Les performance du pays sont totalement faussees et devraient etre etudiees avec attention avant d'etre errigees en modele par certains politiques

la fin des autocrates

9 octobre 2017 04:23

Le brexit n'est pas encore commencé. Dans 24 mois, nous y serrons. Les nationalistes auront tout le loisirs de contempler la catastrophe.

732TOTO

9 octobre 2017 04:22

Donc en réalité : TOUT va plutôt bien économiquement au Royaume Uni !!