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Une sécurité extrême pour le sommet du G20 en Chine

4 septembre 2016 15:01
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Une sécurité extrême pour le sommet du G20 en Chine

Un nombre incalculable de policiers a été déployé aux quatre coins de Hangzhou et plusieurs entreprises ont fermé leurs portes.

La scène est presque apocalyptique lorsqu'on arrive à Hangzhou. Les rues, les trottoirs, les autoroutes, tout est vide. Au cours des dernières semaines, le gouvernement communiste a fortement invité les 9 millions d'habitants de la ville à partir en vacances en prévision du sommet. Et c'est ce que près de la moitié d'entre eux ont fait.

Un scénario impossible à imaginer dans n'importe qu'elle autre pays de la planète. Pékin a aussi décrété la fermeture obligatoire des écoles, des collèges et des universités. Le parti communiste a même été jusqu'à expulser les étudiants qui habitent en résidence par mesure de sécurité.

La sécurité entourant les G20 a toujours été imposante, mais cette fois-ci elle atteint des sommets inégalés. En plus des écoles, le gouvernement a aussi donné des congés forcés aux gens de la fonction publique, il a demandé aux restaurants et aux commerçants de fermer leurs portes et a suspendu la production dans les usines polluantes dans un rayon de 300 kilomètres pour ramener le ciel bleu lors du sommet.

Ce n'est pas la première fois que Pékin agit de la sorte pour éliminer temporairement la pollution. Lors du sommet de l'APEC, il avait aussi fermé des centaines d'usines autour de la capitale, ce qui avait chassé le nuage toxique pour une courte période de temps. Les Pékinois avaient alors nommé le phénomène « l'APEC bleu ». Cette fois-ci, les résidents de Hangzhou ont opté pour le « G20 bleu » pour décrire le rare ciel dégagé au-dessus de leur tête.

Toutes ces décisions du gouvernement communiste montrent à quel point le pouvoir du parti est sans limites. Les fermetures d'usines et de commerces ont débuté il y a un mois sans que personne ne puisse dire quoi que ce soit. Pékin a aussi déplacé des milliers de travailleurs migrants pour s'assurer de montrer la ville sous son meilleur jour.

En effet, que faire lorsque le moindre faux-pas peut entrainer des problèmes? Nous avons vécu l'expérience.

Moins de cinq minutes après être arrivés dans le quartier Qibao, une première membre du parti communiste nous interpelle et nous demande nos papiers. Puis d'autres de ses collègues arrivent. Puis encore d'autres!

La Chine a beau vouloir s'ouvrir sur le monde en tenant le sommet du G20, elle ne veut pas pour autant que le reste de la planète s'ouvre sur sa réalité.

Source: ici.radio-canada.ca

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